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France culture. 16 juin 2013. Pas la peine de crier de Marie Richeux. Souvenir partagés.

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France culture. 20 février 2015. Les carnets de la création de Aude Lavignes.

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France culture. 20 septembre 2016. Les carnets de la création de Aude Lavignes.

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DANS LA PRESSE – Photographie

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Expositions Anticyclone et DFI : éloges de la mémoire RUE 89 Par Walid Salem publié le 26/02/2015

Deux approches photographiques sur la mémoire et le retour aux sources sont présentées, l’une à Act’image, l’autre à Pola. « Anticyclone » et « Document Fictionnel d’Identité » explorent sans complexes l’héritage familial. « Dans trois générations tout ira mieux », Anne-Cécile Paredes Document Fictionnel d’Identité

« Qu’est-ce qu’on se transmet dans les familles devant le silence de l’Histoire ? Peut-on tout dire des souffrances vécues ? »

Voilà les questions auxquelles tente de répondre Anne-Cécile Paredes dans « Le partage des silences ». Après le Pérou, son travail se prolonge en Algérie, en invitant notamment trois artistes plasticiens travaillant la question de l’héritage, de l’indice et de la transmission : Marie Hudelot, Camille Lavaud, Frédéric Malette. « Entre spectacle vivant et cinéma » Venant de Nantes, Paris et Bordeaux, les artistes sont descendants d’Algériens ou de Français ayant vécus en Algérie. Dans « Document Fictionnel d’Identité », ils proposent des micro-fictions, des représentations de ce qui leur a été transmis, pour une relecture critique et symbolique d’une histoire personnelle et collective. « Le partage des silences – L’Algérie » rassemble les récits de personnes ayant connu les guerres d’Algérie de 1952 à 2000. Anne-Cécile Paredes réalise les photographies lors d’une mise en scène effectuée avec Ingrid Hamain. Chaque photographie est accompagnée d’une bande-son diffusée dans un casque. Le public est invité à regarder l’œuvre en écoutant l’histoire qu’elle raconte.

« Je recueille des paroles d’Algériens, de Pieds-Noirs, de fils ou petits-fils de Pieds-Noirs et d’Algériens. Chaque récit est mis en scène et joué, les photos sont faites pendant la reconstitution. C’est un travail entre spectacle vivant et cinéma. »

 

Une fouille minutieuse de la mémoire Anne-Cécile Paredes est Franco-Péruvienne. Elle a commencé cette démarche autour du conflit qu’a conn le Pérou de 1980 à 2000. « Le partage des silences – Le Pérou » avait le même procédé de re- composition de tableaux scéniques et photographiques sur la base de témoignages de trois femmes. Cette approche théâtrale lui a valu le soutien du festival Chahuts.

 

« Il y a des générations qui se croisent et se transmettent des histoires qui écrivent l’Histoire avec un grand H, en l’absence d’une version ou d’une mémoire officielle. Avec ces paroles se pose alors la question du silence, de la disparition, de la difficulté de réconciliation, de la recomposition et de la fiction. »

C’est le lot des conflits contemporains, où les chefs de guerre sont toujours là et souvent au pouvoir. L’Histoire officielle est alors difficile à écrire et les témoignages prennent le relais pour tourner la page ou faire un deuil. La question de la mémoire en Algérie est complexe, Anne-Cécile Paredes traduit la parole d’une nouvelle génération de fils et filles d’immigrés. Un héritage qui pèse et bouleverse le destin de beaucoup d’entre eux, et que révèle une fouille minutieuse de la mémoire. Document Fictionnel d’Identité, du 27 février au 10 mars à Pola, 2 rue Marc Sangnier à Bègles. Vernissage le 27 février à 19h.

Walid Salem

 

Ce que l’on dit sur le projet par Simone Dompeyre. Directrice. Traverse vidéo. 

Le Partage des Silences revendique la complicité de faire œuvre, l’artiste veut que soit dite outre le nom de la création sonore: Erell Latimier, « la complicité artistique » d’Ingrid Hamain. L’installation se fonde aussi sur un tressage de recueil de témoignage et d’appréhension personnelle. Elle le fait dans un «  à-part » en images sidérantes. Des images sidérantes parce qu’elles défraient la question du genre, parce ce qu’elles refusent ce qu’elles acceptent simultanément être des photographies de… Dans des espaces afilmiques, qui existent, déjà en eux, extérieurement à toute prise de vue, et laissés tels quels sont déposés des objets d’ailleurs suffisamment précis qu’ils impliquent d’autres espaces, d’autres nécessités ; des corps les visitent, y habitent….ainsi des liens ténus entre eux, secrètent-ils des histoires. Ces corps ne les animent pas, les gestes sont éminemment arrêtés, non par l’effet photos- instant capté- mais parce qu’ils ont été captés dans la pose. La fissure s’impose comme première…ils sont étrange/rs. Pour l’une des photographies, deux femmes auprès d’une table recouverte de toile cirée, sur laquelle une bible jouxte une théière de même couleur rouge, l’une porte un long collier style chapelet de grosses perles de bois, l’autre un manuel guide de vacances ????, mais c’est un bord de lac, de mer qui forme leur environnement et sur le sable de petites figurines de guerre font des taches decouleur… Pour l’autre, un soldat tenue camouflage pousse à marcher, sans violence apparente, une jeune femme en tenue estivale, dans l’indifférence…en profondeur du champ, une femme en posture arrêtée près de fenêtre ne les regarde pas plus qu’un jeune homme assis à même le sol et mangeant. Pour la troisième le cartel «  Bureau » jouxte un autre espace que celui attendu par cette désignation. Un aérodrome dans le lointain du ciel, un seul coucou résume la flotte aérienne. Devant les grilles fermées de cet espace dédié au voyage- restreint, ce n’est pas un aéroport- désigné comme tel par un simple panonceau, sans localisation, deux tables dont une d’école, une photocopieuse figurent et « défigurent » une douane, un contrôle devant lequel se tiennent une femme et une enfant- lues comme mère et fille par leur proximité, malgré la différence de la chevelure très brune et les vêtements simples d’été pour l’adulte, la blondeur et les chaussettes blanches et la jupe plus longue pour l’enfant. Face à elles, un homme souriant, en chemise bleue sans uniforme, serait dans ce jeu de rôles étrange celui qui ouvre ou pas les portes vers l’avion, vers le départ. Un adolescent tient les passeports comme il le ferait d’un jeu de cartes alors qu’il appelle du regard la fillette qui le lui rend. Pas d’inquiétude, pas non plus de sérénité, un moment inouï, l’arrêt. Il y a à trouver, s’arrêter est imposé par cette image et écouter. Ecouter car Anne –Cécile Paredes déborde non seulement la scène de genre mais aussi le médium photographique puisque du « son » s’accroche à chacune des photographies de cette série. Des écouteurs font le discours – une voix féminine, en « je », dit ce qu’ont vécu des femmes du Pérou ; cependant le patronyme de l’artiste est prononcé, ainsi que d’autres prénoms. L’œuvre mixte le témoignage à son désir de faire histoire. Paradoxalement liée à l’image arrêtée, l’Histoire prononcée sort plus intense d’une telle appropriation, elle prend chair. S’y entend de quoi saisir comment des éléments biographiques empruntés à d’autres, on fait architecture de sa propre vie.

Simone Dompeyre

 

DANS LA PRESSE – Panoramas, artiste associée

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